Cela valait-il vraiment le coup qu'un septième de l'Humanité s'inscrive sur Facebook, tout ça pour être malheureux? Depuis plusieurs mois en effet, les études montrant que le célèbre réseau social américain ne fait pas forcément le bonheur de ses membres s'enchaînent.
Le Daily Mail rapportait ainsi, dès janvier dernier, les conclusions de travaux menés aux Etats-Unis sur la question. Selon leurs auteurs, la plateforme créée par Mark Zuckerberg rendrait ses adeptes envieux à force d'être abreuvés de statuts et d'images respirant l'extase quotidienne, dont les témoignages de vacances exotiques interminables.
S'il te plaît, dessine-moi un nouveau statut
Quelques mois plus tard, c'était au tour d'universitaires allemands de se pencher sur la question. Leur verdict? Exactement le même. A savoir que la contemplation intensive et régulière du soi-disant bonheur des autres sur Facebook ne pouvait conduire qu'à un sentiment de frustration. Jusqu'à accentuer l'impression de sa propre solitude. Plutôt paradoxal pour un site prétendant renforcer les liens avec ses amis...
Cet été, bis repetita. Des chercheurs publiant dans la revue PLOS s'emparent du sujet, et tentent même de détailler les raisons précises du mal être maintes fois évoqué. Parmi celles-ci, on notera, pêle-mêle, les effets néfastes d'une trop grande curiosité, ou encore l'addiction découlant du suivi compulsif des aventures de ses contacts dans le fil d'actualités.
Des profils qui énervent
Les utilisateurs seraient-ils en passe de devenir des toxicomanes du virtuel? Pas si sûr. A en croire une énième étude, britannique cette fois, sur le sujet de l'impact psychologique des réseaux sociaux, les utilisateurs de Facebook s'avoueraient irrités lorsque leurs contacts postent trop d'autoportraits. Certains se mettraient d'ailleurs à carrément détester les auteurs de ces clichés à forte connotation narcissique.
De cette pléthore de ruminations scientifique, une moralité semble néanmoins se dégager: prenez les réseaux sociaux comme une véritable coup de pouce à la communication, et non pour un outil de promotion personnelle. Car la mauvaise humeur croissante de vos amis pourrait bien finir par vous le faire comprendre...
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